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Vue extérieure du musée Sainte-Croix
Vues intérieures du musée Sainte-Croix
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La "Grand’Goule", Jean Gargot 2 e moitié XVIIe siècle, 1677.
Bois polychrome, 57 x 175 x 70 cm
Au Séminaire de Poitiers jusqu’en 1905.
Entrée dans les collections en 1909

 

Animal fabuleux évoquant quelques lointaines légendes, prêtant son nom à une revue littéraire et artistique des années trente et à un lieu de plaisirs à la mode en cette fin de XXe siècle, la Grand’Goule demeure profondément enracinée dans l’imaginaire et la tradition poitevine.

 

Issu de la légende dorée de Sainte-Radegonde, patronne de Poitiers et sainte vénérée à travers toute la province, elle occupe une place éminente et privilégiée dans le bestiaire fantastique du Poitou puisqu’elle contribue à renforcer le culte de la Sainte et à glorifier sa puissance. Son image monstrueuse mais classique d’un dragon ailé l’apparente à ses congénères les plus célèbres que sont la Tarasque de Tarascon, la Gras-ouilli de Metz ou la Gargouille de Rouen. Comme eux, elle représente la matérialisation de l’esprit du mal dressé devant le saint Patron du lieu. Ses origines sont obscures ainsi qu’il convient à un tel animal mais semblent remonter à la fin du Moyen Age et ont donné naissance à plusieurs légendes au fil des siècles. Selon les traditions médiévales, la Grand’Goule, horrible et sanguinaire, sortit de son repaire au creux du Clain, pour s’aventurer dans les souterrains proches du couvent Sainte-Croix, fondé par sainte Radegonde. Elle réussit à s’introduire jusque dans les caves du monastère et y dévora quelques malheureuses religieuses. Ni les suppliques, ni les prières de nonnes ne purent l’arrêter, et sainte Radegonde, courroucée, dut se résoudre à l’affronter et la poursuivit jusque dans son antre. La Grand’Goule, apeurée, chercha son salut dans la fuite et prit son vol, mais la Sainte l’abattit d’une malédiction et d’un signe de croix et le monstre mourut, tordu par d’affreuses souffrances. Toujours associée au culte de Sainte-Radegonde, la Grand’Goule figurait autrefois en bonne place à la procession du jour des Rogations. Selon les textes datés de la fin du XVe siècle, elle fut sans doute d’abord peinte sur une des trois bannières de l’abbaye Sainte-Croix puis sculptée. Cette effigie, actuellement conservée au musée Sainte-Croix, a été commandée en 1677 à Jean Gargot, maître-sculpteur à Poitiers. Elle nous montre une Grand’Goule au corps annelé de reptile, aux ailes de chauve-souris, aux serres d’aigle, à la queue dentelée de scorpion et à la gueule béante, hérissée de crocs d’où sort une langue bifide de vipère. Cette effigie monstrueuse était devenue une sorte de fétiche. A son passage, on jetait des gâteaux, oublies ou casse-museaux, immédiatement ramassés par les petits enfants, tandis que les plus âgés se signaient et marmottaient : « Bonne sainte veurmine, priez pour nous ».

Plaquette gravée figurant une femme assise
Pendeloque, perles, calcaire, quartzite et roche métamorphique.
Statuette d’un athlète vainqueur, bronze.
Urne cinéraire à anses, verre soufflé.
Statue d’Athéna
Visage d’un apôtre, stuc.
Chapiteau dit de « La dispute »
Vase-reliquaire, verre soufflé à décor rapporté.
La Grand’Goule
Pierre-Henri de Valenciennes,Enée et Didon fuyant l'orage
Auguste-François Biard, Sultane dans un intérieur
Camille Claudel, Jeune femme aux yeux clos
Peter Cornelis Mondrian, Paysage avec gables de ferme à Oele
Albert Marquet, Plage des Sables-d’Olonne au remblai quadrillé
Max Ernst, Petite tortue