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Louis Gauffier, Officier de l’armée d’Italie. Pierre noire et lavis d’encre brune

Bataille de papier

 

Poitiers, musée Sainte-Croix, du 7 mai au 14 août 2011

 

Bataille de légende ou guerre historique, combat singulier, embuscade, bataille rangée, triomphe ou déroute : la guerre a de multiples facettes, que les artistes ont représentées. En écho à la thématique retenue pour la Nuit des musées à Poitiers, une sélection d’une trentaine de dessins, du XVIe au XXe siècle, montre combats et combattants, avant, pendant et après l’affrontement. Remarquables guerriers Jusqu’à la guerre 14-18, le soldat arbore un costume coloré. Ses atours sont d’autant plus riches qu’il exerce de hautes fonctions. Le prestige militaire s’affirme sur le papier : tout l’équipement est décrit, casques et armures rutilants, épées, sabres ou hallebardes. Le cheval, le compagnon indispensable de l’élite guerrière, complète la mise en scène. Certains artistes, comme Louis Gauffier (1762-1801), se spécialisent dans le portrait d’officier, debout en tenue d’apparat, silhouette élancée dressée fièrement près de sa monture. Préparatifs, tumulte, victoire En plan large ou rapproché, la bataille se dessine sous de multiples points de vue : quelques cavaliers bivouaquent, des militaires fourbissent leurs armes, l’armée se déploie sur le terrain, le combat éclate dans un tumulte que traduisent les contrastes d’ombre et de lumière, les prisonniers attendent un sort incertain en prison. Le surnom de Jacques Courtois (1621-1676), « le Bourguignon des batailles », traduit la réputation acquise par ce peintre dans la transcription des combats. D’autres comme Joseph Parrocel (1646-1704) ou Auguste Raff et (1804-1860) partagent ce goût pour les sujets militaires qui ont eu parfois la faveur des princes.
A.B.P.